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Le 22 mai prochain, à 21h (12pm), les sims francophones de l'Archipel remonteront les Champs-Elysées de Bourbon

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Second Life: Nouvelle exposition du groupe Artis
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Arts & Culture
Écrit par Marly Peapod   
Mardi, 08 Décembre 2009 20:34

Artis Reloaded

Patrick Cournoyer est fier de présenter la plus récente exposition du groupe Artis dans sa toute nouvelle implantation. Trois nouveaux artistes vous éblouiront avec leurs créations diverses qui varient de l’art fractal à des collages, en passant par plusieurs styles et techniques de peintures.


 

alecio-mavendorf.jpgAlecio Mavendorf 

Alecio Mavendorf est une artiste multidisciplinaire qui aime essayer de nouvelles techniques. Elle a essayé de nombreuses formes artistiques, de la photographie en noir et blanc à des œuvres impasto colorées, faisant d’amusantes peintures sur verre et essayant même l’art abstrait en cours de chemin. Sa collection d’œuvres d’art est un aperçu des nombreuses facettes de la personnalité de l’artiste et un plaisir à découvrir. Habitant en Caroline du Nord, elle est influencée par Jackson Pollock, Van Gogh et Bosch. Dans l’entretien qui suit, elle nous guide à travers ses peintures, partageant avec nous comment elle les a créées et l’inspiration à leur base.

MP: Bonjour Alecio, merci d’avoir accepté de me rencontrer, c’est un plaisir de faire votre connaissance.

Alecio Mavendorf: Heureuse de faire ta connaissance aussi. J’ajoute cette peinture... C’est une nouvelle œuvre que j’ai faite en RL.

MP: Je l’aime bien, c’est un beau paysage urbain.

Alecio Mavendorf: Merci, je l’appelle “Manhattan in the rain” (Manhattan sous la pluie). C’est comme regarder à travers la fenêtre lorsqu’il pleut. C’est de l’impasto, une application épaisse de peinture; je l’ai appliqué avec un couteau à palette. Je l’ai terminée il y a environ 3 semaines. Je travaille sur une série pour l’accompagner.

MP: Tous des paysages urbains?

Alecio Mavendorf: Oui, des édifices en style impasto, des toiles verticales et horizontales; toutes grandeurs… de grandes toiles.

MP: Quel a été votre premier contact avec l’art?

Alecio Mavendorf: Des Crayolas, tous ceux de couleur rouge. *rires*

MP: *rires*

 Alecio Mavendorf: Sérieusement, au secondaire je dirais. J’ai fait les illustrations de notre album de finissants.
 
MP: C’est à ce moment que vous avez commencé à vous passionner pour les arts?

Alecio Mavendorf: Si on veut. Ensuite, j’ai découvert, dans un livre d’histoire de l’art que mon frère avait à cause de ses études universitaires. L’image «Garden of Earthly Delights» de Bosch m’a coupé le souffle.

MP: Comment vous êtes vous retrouvée à faire les illustrations de votre album de finissants?
Alecio Mavendorf: Seigneur, je ne me rappelle pas... Je sais juste qu’un jour je faisais les illustrations. Je crois que ça se peut que ça soit parce que j’étais dans l’équipe du journal étudiant en tant que photographe. Ma première passion a été la photographie. J’ai l’intention d’exposer quelques une de mes photos également. [Note: Elle a effectivement décidé d’en exposer quelques unes, elles sont dans la cage d’escaliers.]

MP: Avez-vous essayé de nombreuses formes artistiques?

Alecio Mavendorf: J’en essaye encore *sourire* En fait, J’ai plongé dans la photographie en premier. J’ai appris à me retrouver dans une chambre noire; mélanger les produits chimiques et développer mes films furent les points culminants de mes années universitaires. Je n’ai commencé à peinturer sérieusement qu’en 2004 environ.

MP: Quelle était votre concentration à l’université?

Alecio Mavendorf: Histoire de l’art et beaux-arts.

MP: Donc, jusqu’à il y a 6 ans, vous ne faisiez que de la photographie? Ou est-ce que vous peigniez, mais pas souvent?

Alecio Mavendorf: Je peignais un peu... J’étais intimidée par la peinture à cause de mes études en beaux-arts. Je ne croyais pas que j’avais assez de talent. Je me débats encore avec ça, mais j’ai réussi à vendre un certain nombre d’œuvres, donc quelqu’un aime ça. Je crois que la plupart des artistes ont ce même problème.

MP: Qu’est-ce qui vous a donné le gout d’essayer plus sérieusement?

Alecio Mavendorf: J’avais besoin de quelque chose pour mettre sur le mur d’une nouvelle maison que j’avais achetée. J’ai donc cherché et chercher pour trouver des œuvres d’art et puis j’ai finalement décidé de prendre mon pinceau. Au départ, j’ai utilisé une fenêtre à carreaux comme toile.  J'en avais une dans l’édifice et j’ai simplement commencé à la peindre…. En acrylique au départ, puis j’ai commencé à expérimenter avec la peinture à l’huile sur les panneaux vitrés. J’ai traité la vitre pour que la peinture à l`huile puissent adhérer à sa surface. Avec l’acrylique, tu n’as pas besoin de traiter la surface, elle adhère à la vitre.

Alecio Mavendorf (suite): Celle-ci est en acrylique, J’ai donc peinturé l’arrière-plan d’un côté et les vases de l’autre. En RL, ça lui donne de la profondeur. La fenêtre était légèrement craquée, mais je l’ai gardée telle quelle et j’ai peinturé les lignes noir où sont les craques. The lignes triangulaires trace le contour des lignes. Je ne sais pas si c’est apparent dans SL. [Note: Elle parle de "Margo's Vases" (les vases de Margo)]

MP: Je crois que je les vois.

Alecio Mavendorf: Bien *sourire* Elles sont supposes être vues. J’ai utilisé de vieilles fenêtres à carreaux qui proviennent d’édifices et de maisons historiques. J’explorais les alentours pour trouver des édifices abandonnés et j’ai aussi contacté une organisation de préservation. Ils rénovent des maisons qui sont dans le registre historique de lieux historiques. Donc, tu vois, le tableau a une vie propre; une histoire et de l’histoire.

MP: C’est très intéressant.

Alecio Mavendorf: C’est l’historienne d’art qui sommeille en moi. *sourire* Au lieu de se retrouver dans un dépotoir quelque part, je peux les suspendre sur un mur et faire plaisir à quelqu’un. J’ai vendu beaucoup de peintures sur fenêtres à carreaux dans les dernières années.

MP: Est-ce que vous en faites toujours?

Alecio Mavendorf: Pas présentement, Je voulais étendre mes activités vers l’abstrait et travailler sur des toiles. Je vais te montrer une œuvre que j’ai fait en septembre et qui a récemment gagné un prix. Abstraction totale, l’inspiration pour cette pièce m’est venue lors d’un voyage que j’ai fait en Alaska. [Note: Elle parle de "Earth 2" (Terre 2)]

MP: Dans quel sens?

Alecio Mavendorf: As-tu déjà regardé par la fenêtre d’un avion qui est à 20 000 pieds dans les airs? Ça ressemble un peu à ça. J’ai fait deux voyages : un en Alaska et un vers la côte ouest. J’ai survolé des paysages magnifiques. J’ai vu des agroglyphes, des montagnes, des rivières, des collines rouges, des champs vert; tous engrenés à travers les nuages. Je devais peindre ça! J’ai donc étiré une toile et je me suis mise à l’ouvrage. J’ai utilisé des textures. J’ai mis du «spakling» sur la toile avec mes mains et j’ai ensuite continue à utiliser mes mains pour peindre l’image.

MP: Cette toile a été peinte avec vos mains et vos doigts?

Alecio Mavendorf: Oui, et en laissant couler la peinture directement du seau. J’ai bien utilisé un couteau ici et là pour racler un peu de peinture et faire égratignures, mais je faisais ça avec mes doigts aussi. J’ai mis toute mon énergie dans cette œuvre; j’avais plus de peinture sur moi que sur la toile! *rires*

MP: Et la peinture a gagné un prix?

Alecio Mavendorf: Elle a gagné une place très en demande dans une exposition d’art. Ma peinture a été sélectionnée parmi 1400 soumissions. Ça m’a coupé le souffle! J’avais juste décidé à la dernière minute de la soumettre, je ne croyais avoir aucune chance, mais ça montre bien qu’il ne faut jamais douter, juste agir.

MP: C’est une bonne leçon *sourire*

Alecio Mavendorf: Oui, une selon laquelle j’essaie de vivre. J’ai aussi commencé à faire des scènes naturelles, comme celle que j’ai intitulée "Rain"(pluie). Si tu te retrouvais à regarder à travers une chute d’eau dans une forêt, comme la peinture qui est à côté [Red Dirt Road (route en terre rouge)], peut-être que c’est ce que tu verrais, de manière abstraite? C’est pourquoi j’ai affiché ces deux œuvres ensemble. Ou si tu regardais à travers la fenêtre alors que la pluie tombe sur la vitre tu pourrais voir ceci, encore de manière abstraite. *sourire* Rideau de pluie colorée... La pluie est habituellement morose et grise, mais parfois... Tu risques de voir quelque chose de différent, comme traverser un lave-auto, après qu’ils aient fait gicler le savon coloré. J’aimerais bien capturer cette image sur une toile aussi.

MP: C’est formidable, vous trouvez de l’inspiration dans toutes choses.

Alecio Mavendorf: J’essaye. J’ai cette onde cérébrale je suppose.

MP: Est-ce qu’il y a certaines choses qui vous influencent particulièrement?

Alecio Mavendorf: J’aime la forme d’un parchemin. J’ai utilisé cette image dans plusieurs des œuvres que tu retrouves ici. C’est dans celle-ci «Fall of Rome» (la chute de Rome) et dans «Elizabeth II». C’est également dans deux de mes peintures sur verre.

MP: J’aime bien «Fall of Rome»; c’est une image fracturée.

Alecio Mavendorf: Oui, exactement comme Rome l’était lors de sa chute. C’est ce qui m’a inspiré pour cette image. J’y ai incorporé un vaisseau grec, puisque Rome a d’abord capturé la Grèce; l’architecture romaine et grecque était engrenée à cette époque. As-tu remarqué l’épée et le guerrier?

MP: J’ai remarqué l’épée...

Alecio Mavendorf: Le guerrier est plutôt un bouclier ou un masque.

MP: ...et j’ai assume, à partir de votre titre, que tout le rouge pouvait être la violence, ou le sang des vaincus.

Alecio Mavendorf: Oui, et le feu… Aussi, le rouge est ma couleur préférée. *sourire*

MP: Ce qui explique les Crayolas rouge! *sourire*

Alecio Mavendorf: Et voilà! Bonne observation!

MP: Que peux-tu me dire à propos de ces œuvres? [Je parlais de la série de peinture représentant des tasses de café]

Alecio Mavendorf: Le café! Je suis accro de java! *sourire* Elles ont été faites sur des plaques de verre qui provenaient d’une fenêtre. J’aime la forme d’une tasse de café. Il n’y a pas de sens caché dans ces œuvres, elles sont simplement fantasques et amusantes. Je voulais faire une série d’image de café. J’ai u beaucoup de plaisir à les créer. Je vais te dire qu’il y a un poème qui accompagne une de ces peintures. [Note: Elle parle de celle intitulée «Diner». Quand vous vous la procurer, elle vient avec le poème qu’elle mentionne.]

MP: Comment as-tu découvert SL?

Alecio Mavendorf: Oh bien, J’ai entendu un technicien en informatique en parler. Alors, je suis allée voir ce que c’était et je me suis promenée dans ma peau de débutante pendant un certain temps. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais… Je ne sais toujours pas ce que je fais et ça fait plus d’un an. *rires*

MP: As-tu rapidement découvert la communauté artistique.

Alecio Mavendorf: Pas au départ, mais quand je l’ai finalement découverte, j’ai réalisé que c’était une partie importante de SL… Ça devrait l’être, non? Je veux dire, toute la chose est essentiellement un forme artistique! Il y a certains Sims qui sont vraiment fantastiques et je suis étonnée de l’ampleur du travail que ça prend pour les créer. Même si tu découvre une Sim de style ghetto, on dirait vraiment un ghetto, simplement il est illustré

MP: Est-ce que tu as fait beaucoup d’expositions dans SL?

Alecio Mavendorf: Seulement quelques une et ceci est mon premier vernissage. J’avais une petite galerie dans SL, un magasin pour mes œuvres, mais je l’ai fermé il y a 2 ou 3 mois.

MP: Bien, J’espère que tu auras du plaisir avec cette expérience. *sourire*


arlow-bonetto.jpgArlow Bonetto 

Arlow Bonetto est un artiste autodidacte  qui a utilisé sa curiosité naturelle combinée à son œil artistique pour l’amener du dessin à la mine à son projet actuel, les fractals. Après des années d’expérimentation, le résultat en vaut la peine – des œuvres d’art époustouflantes.  Arlow trouve son inspiration dans le monde qui l’entoure ainsi que dans son désir d’émouvoir les gens à travers son art. Lisez la suite pour en apprendre davantage sur sa démarche et sur comment sa relation avec son oncle continue de l’inspirer à être un meilleur artiste.

MP: Est-ce que je peux te demander d’où tu viens?

Arlow Bonetto: Bien sur, je vis aux États-Unis, en Floride. Je suis né à Washington DC, mais ma famille a déménagée ici quand j’avais 1 an.

MP: As-tu toujours été artistique?

Arlow Bonetto: oui.

MP: Est-ce que tu te rappelles de ton premier contact avec l’art?

Arlow Bonetto: Oui, C’était avec l’art de mon oncle. Il est un sculpteur accompli en RL.

MP: Oh c’est intéressant, un premier contact très personnel alors. *sourire* Est-ce qu’il a été un mentor pour toi, par rapport aux arts?

Arlow Bonetto: Je dirais plutôt une inspiration qu’un mentor. Je pouvais observer la facilité avec laquelle il produisait ses œuvres et à quel point ses sculptures étaient diverses; certaines sérieuses, certaines drôles, certaines tristes, etc.

MP: Est-ce qu’il a essayé de t’enseignez les arts?

Arlow Bonetto: Non, Il répondait à mes questions, mais il n’est pas du genre à pousser.

MP: Qu’elle fut la première forme artistique avec laquelle tu as expérimenté?

Arlow Bonetto: Quand je dessinais des trucs en classes quand j’aurais du être en train d’étudier. *rires* Mais sérieusement, le dessin.

MP: Est-ce que tu te rappelles de ce que tu aimais dessiner?

Arlow Bonetto: Des choses que les garçons aiment : des autos, des fusées, des jets, quelques animaux. Particulièrement des fusées parce que j’ai vécu, de la 3e année à la 6e année, à Titesville, près du centre spatial Kennedy. C’était pendant le programme Saturne, pour envoyer l’homme sur la lune.

MP: Quand as-tu commence à faire des fractales?

Arlow Bonetto: Je les ai découvertes quand j’ai eu mon premier ordinateur. C’était il y a, hmmm laisse moi y réfléchir... il y a environ 15 ans. Donc, environ 15 ans.... Mais les premières fractales étaient un peu différentes de celle que l’on peut faire maintenant.

MP: Dans quel sens?

Arlow Bonetto: Je dirais qu’elles étaient un peu plus primitives. Il y a un exemple d’un ancien style de fractale derrière toi, celle en noir et blanc. [NOTE: Il parle de “Siri”]

MP: Comment as-tu entendu parler des fractales? Elles ne sont pas la forme artistique la plus commune.

Arlow Bonetto: Honnêtement, je suis tombé sur elles par hasard sur l’internet. Au début, je croyais qu’il fallait être un mathématicien de génie pour les faire, mais ce n’est pas le cas, et c’est tant mieux car je déteste les maths. *rires*

MP: *rires* Et qu’est-il arrive après que tu les aies découverte?

Arlow Bonetto: J’ai trouvé quelques programmes qui peuvent aider à les créer et j’ai expérimenté pendant une couple d’années. Ensuite, je les ai plutôt oubliées. Il ne semblait pas y avoir beaucoup d’intérêt à leur égard.

MP: Durant ce temps, est-ce que tu as expérimenté avec d’autres formes artistiques?

Arlow Bonetto: Non, mon art fut remplacé par d’autres hobbies et intérêts.

MP: Qu’est-ce qui t’as finalement ramené vers les fractales?

Arlow Bonetto: En fait, je crois que SL a joué un grand rôle à cet égard. Quand Je suis arrivé sur SL, j’ai exploré et j’ai découvert quelques galeries et ça a réveillé mon intérêt pour elles.

MP: Et comment as-tu entendu parler de SL?

Arlow Bonetto: *rire* Curieusement, un hebdomadaire d’actualités a écrit un article sur SL et ça a éveillé ma curiosité.

MP: Bien, C’est TRÈS intriguant. *sourire*

Arlow Bonetto: Oui, ce l’est. Je suis toujours là, après 3 ans.

MP: As-tu eu beaucoup d’expositions dans SL?

Arlow Bonetto: En fait, pas encore, celle-ci est ma quatrième. J’ai ma propre petite galerie, mais je ne suis pas un bon promoteur. C’est plutôt un magasin je suppose. Ça m’a pris un certain temps pour perfectionner mon art, donc réellement j’ai l’impression de démarrer maintenant.

MP: Es-tu complètement autodidacte?

Arlow Bonetto: Aucune formation formelle en art, donc oui, je suis autodidacte.

MP: Tu as certainement bien appris.

Arlow Bonetto: *sourire* merci

MP: Peux-tu me dire un petit peu comment ça fonctionne? Quels programmes tu utilises?

Arlow Bonetto: Bien, tu sais peut-être déjà que les fractales sont basées dans les mathématiques, mais je ne fait aucune calculations crue. À la place, il y a plusieurs bons programmes qui aident à créer les fractales. Les principaux que j’utilise sont Apophysis, Sterling, et Chaoscope, ainsi que d’autres programmes qui aident avec les montages, tel que Photoshop, Gimp et Bryce. Créer l’œuvre actuelle peut prendre de 10 minutes à 10 heures. Et ensuite, une fois qu’elle est prête, l’ordinateur doit rendre le produit final, ce qui peut prendre un autre 2 à 8 heures.

MP: Wow!

Arlow Bonetto: J’ai un ordinateur assez haut de gamme, quad core, et c’est quand même aussi long. Je n’essaierais même pas avec un ordinateur moins bon.

MP: Qu’elle est la différence entre l’œuvre que tu fais et le résultat final?

Arlow Bonetto: L’œuvre que je fais est en basse résolution; genre 120 par 120 ou quelque chose du genre. L’ordinateur, quant à lui, les dessine en super haute résolution, un peu comme en HD si on veut. Quand je le vois mon œuvre avant ce processus, je peux voir, par expérience, de quoi elle va avoir l’air une fois terminée.

MP: Quand tu commences une œuvre, est-ce que tu as une idée en tête de ce que tu veux faire ou est-ce que tu expérimentes jusqu’à ce que tu trouves quelque chose que tu aimes?

Arlow Bonetto: Les deux, mais c’est surtout de l’expérimentation. Laisse moi t’en montrer une qui a été faite plus par design que par chance. Elle fut également une de mes premières bonnes fractales.

MP: Oh oui, on dirait un oiseau.

Arlow Bonetto: C’est pourquoi je l’ai nommée «Fire Phoenix» (phœnix de feu). Mon disque dur s’est cassé et je n’avais pas de copie de sauvegarde; j’ai donc perdu une bonne partie de mes œuvres… J’ai été capable de récupérer celle-ci grâce à mon dossier de textures dans SL.

MP: Le Phoenix s’est hissé des cendres de ton disque dur brisé. C’est triste que tu ais perdu quelque chose d’aussi personnel que tes œuvres d’art.

Arlow Bonetto: Oui, mais j’ai appris ma leçon. Je ne serai plus jamais sans disque dur externe.

MP: Qu’est-ce qui t’inspire quand tu crées tes fractales?

Arlow Bonetto: Hmm Le fait que je vais les montrer à des gens, je suppose.

MP: Tu aimes partager ce que tu fais.

Arlow Bonetto: Oh oui, si j‘étais le seul à les voir, quel en serait le but

MP: Tu veux les montrer pour que d’autres personnes puissant en retire du plaisir aussi, n’est-ce pas?

Arlow Bonetto: Oui, et j’essaie de varier mon travail autant que possible. J’essaye de ne pas me retrouver pris dans une routine, où toutes mes œuvres commencent à se ressembler… Peut-être que de cette façon chaque personne dans une foule en trouvera au moins une qui leur plaira.

MP: Est-ce que tu as des influences artistiques?

Arlow Bonetto: Oui, le monde. *rires* J’essaye de voir la beauté dans toutes choses, même si ce n’est pas toujours réaliste. Et mon oncle est également une influence; à 70 ans, il sculpte toujours.

MP: As-tu montré tes œuvres à ton oncle?

Arlow Bonetto: Oui, récemment. Je suis allé le voir pour réparer son ordinateur et je lui en ai montré quelques unes.

MP: Qu’en a-t-il pensé?

Arlow Bonetto: Il était impressionné.

MP: Ça a du te rendre fier!

Arlow Bonetto: Oui, en effet. Je croyais qu’il allait peut-être dire : «Oh! Tous le monde peut faire ça avec un ordinateur», mais il n’a rien dit de la sorte. Il sait que ce n’est pas facile.

MP: Est-ce que tu as déjà imprimé certaines de tes œuvres?

Arlow Bonetto: J’ai fait un test d’imprimerie avec quelques une d’entre elles et elles paraissent bien. J’espère pouvoir créer un site web et commencer à en vendre en ligne et peut-être participer à quelques expositions en RL.

MP: Bonne chance Arlow. *sourire*


tonya-boucher.jpgTonya Boucher

Tonya Boucher [AKA Tonyascarper Boucher] est une artiste talentueuse qui utilise diverses formes d’expression, dont la poésie. Son utilisation de matériels recyclés et organiques est exemplifiée dans ses peintures et collages, leur donnant une «vie» propre. Cette résidente de l’état de New York mène une vie occupée, mais trouve tout de même le temps de faire quelque chose de créatif chaque jour, une habitude qu’elle a transmise à sa famille. Dans l’entretien qui suit, vous verrez comment la collection des œuvres de Tonya est un parcours personnel où elle ouvre son cœur et son âme à votre interprétation.

MP: Est-ce que tu te rappelles comment ta passion pour les collages a commencée?

Tonya Boucher: Je fais du dessin et de la peinture depuis aussi longtemps que je me souvienne. J’ai commencé à faire des collages au début du secondaire. Je pouvais voir le potentiel dans les couleurs, dans les formes et je crois que j’ai un talent pour mettre des «trucs» ensemble. Et puisque je n’avais pas beaucoup d’argent, mon besoin de créer m’a forcé à fouiller pour trouver du matériel. Je me suis également promis, il y a longtemps, de faire quelque chose de créatif tous les jours… J’ai également fait promettre mes enfants.
 
MP: Oh vraiment?

Tonya Boucher: Oui… peinturer, cuisiner, faire des pâtisseries, lire quelque chose de nouveau, jardiner, peu importe.

MP: Est-ce que tu tiens cette promesse?

Tonya Boucher: Oui. Mon art me permet de me concentrer sur quelque chose; ça me calme et me garde saine d’esprit je crois. En fait, relativement saine d’esprit… *rires*

MP: Est-ce que c’est pour cette raison que tu t’es fait cette promesse ou est-ce que tu avais une autre motivation?

Tonya Boucher: Mon art est une façon pour moi de bâtir ma confiance en moi et de venir à terme avec de vieux problèmes. *rires* Comme de la thérapie artistique. Je suis une travailleuse sociale de cœur, je travaille dans ce domaine depuis très très longtemps.

MP: Est-ce que tu aimes ça?

Tonya Boucher: Le travail social? Oui, mais parfois ça me vide émotionnellement.

MP: Et l’art est ta façon de conserver une certain balance.

Tonya Boucher: Oui, et une façon de rêver également. Chaque peinture, collage, poème que je fais est profondément personnel pour moi.

MP: Dans quel sens?

Tonya Boucher: C’est mon âme, mon cœur, ouvert au regard et à l’interprétation de chacun.

MP: Est-ce que c’est difficile pour toi d’exposer tes œuvres dans ce cas?

Tonya Boucher: Pas difficile *rire* Je porte mon cœur sur la main, autant dans SL que dans la RL.

MP: Est-ce que tu as des thèmes récurrents dans tes œuvres?

Tonya Boucher: Oui… couleurs, souvenirs, espoirs.

MP: Quels sont ces rêves dont tu parlais plus tôt, ces espoirs?

Tonya Boucher: Surtout la tranquillité d’esprit, la sécurité, la chaleur, l’amour… l’appréciation.

MP: Et les choses qui t’inspire?

Tonya Boucher: La nature, les livres, la musique, mes enfants, les enfants de ma garderie, mon amour.

MP: Peux-tu me dire un peu comment tu procèdes? Comment tu t’installe, tes techniques… Je sais déjà que tu trouves du matériel un peu partout; est-ce que tu «pars à la chasse»  pour en trouver ou est-ce que tu les trouves dans ta vie de tous les jours?

Tonya Boucher: Les deux. Il m’arrive d’aller à la chasse… je garde l’œil ouvert pour des journées de gros détritus et pour les jours où les camions de vidanges passent… à l’horreur de mes voisins. Je trouve également du matériel dans la vie de tous les jours : emballages de nourritures, courrier indésirable, etc. Revues, journaux, vieux livres, pièces de casse-tête, peu importe… Je suis ouverte à tout. Je garde l’œil ouvert aux couleurs, aux textures… J’utilise de vieille photos parfois aussi; des grains, des feuilles d’arbres, des fleurs séchées. Si tu regardes mes peintures de près, tu peux les voir.

MP: Où travailles-tu, as-tu une pièce spéciale?

Tonya Boucher: J’ai un banc de travail au grenier, mais je travaille surtout à la table de ma garderie quand les enfants font leur sieste. Quand il fait assez chaud, j’essaie de travailler dehors.

MP: As-tu une routine créative?

Tonya Boucher: Bien, quelque chose éveille mon imagination; une idée se développe. Je cherche ensuite afin de trouver du matériel. J’essaye de dessiner mon idée d’abord et ensuite je coupe et je colle, comme on dit. Des fois, le résultat final est très différent de mon idée originale… C’est comme si l’œuvre avait sa propre raison.

MP: C’est bien, tu es flexible avec ton art.

Tonya Boucher: *rires* Très! Je ne suis pas une très bonne artiste réaliste.

MP: Pourquoi est-ce que tu préfères l’abstrait au réalisme?

Tonya Boucher: *rires* Je ne peux vraiment pas dessiner!! J’essaye, mais je n’ai jamais les résultats que j’escomptais.

MP: *rires* Mais tes collages sont incroyable.

Tonya Boucher: aww, merci. Je m’amuse bien avec eux.

MP: Comment as-tu entendu parler de SL?

Tonya Boucher: *rires* Une amie m’en a parlé et je croyais que c’était stupide; mon ordinateur ne pouvait pas supporter SL à ce moment là. Une fois que j’ai finalement pu voir, j’ai été époustouflée par les endroits qu’on pouvait visiter.

MP: Qu’est-ce qui t’as motive à donner une deuxième chance à SL, en dépit de ton opinion initiale?

Tonya Boucher: J’étais curieuse. Et, c’était une alternative à la télévision comme mode de divertissement; je n’aime pas vraiment la télévision. J’aime lire, peindre, écrire. C’est ce qui m’a permis de survivre quand j’étais enfant, et ça m’a juste suivie dans ma vie adulte.

MP: Quand as-tu commencé à importer ton art dans SL?

Tonya Boucher: mmm je ne suis pas vraiment sure. J’avais mis quelques œuvres dans ma petite cabane quand j’ai commencé, mais j’ai réussi à couvrir des murs entiers car je ne savais pas ce que je faisais! *rires*

MP: Et certaines personnes ont remarqué...

Tonya Boucher: Pas beaucoup de compagnie durant ces jours là, mais oui, certaines personnes ont remarqué.

MP: Je me rappelle quand Snowy (son partenaire) nous a montré tes œuvres.

Tonya Boucher: Oui, et je suis vraiment contente qu’il l’est fait! Il est un bon «promoteur».

MP: (m’adressant à Snowy) Tu voulais qu’elle soit découverte?

Snowy Orenstein: Oui, en effet, parce que je trouve qu’elle a quelque chose et parce que j’aime ses œuvres. Je l’ai poussée un peu en ce sens.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE ARTIS
Auteur : Marly Peapod, avec la collaboration de Siera Adored et Lasch Avro.
Date de l’événement : Dimanche, 13 décembre @ 12:00 PM SLT, à la galerie Artis. http://slurl.com/secondlife/Lingua%20Franca/211/93/22
 


Dessin de Meyven Beizer
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Mis à jour ( Mercredi, 09 Décembre 2009 15:15 )
 

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